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Hommage à Jean
MOULIN

A l'occasion du centenaire de
sa naissance, le musicien André Verchuren, déporté de la Résistance et l'auteur
compositeur Jo Moutet lui rendent un dernier hommage sur un texte du préfet Louis Amade.

A Jean Moulin
Tant d'années sont passées sur ta
vie, sur ta mort
Jean Moulin endormi au Panthéon des hommes
Que je ne sais pourquoi je vais décrire en somme
Ton souvenir dressé mélangé à mon sort
Car je fus parmi ceux auxquels ton
lourd message
Fut donné à Grenoble où nous vîmes vivant
Pour la dernière fois ton regard souriant
Puisqu'à un temps de là vint ton extrême page
Dans l'éternité, Jean désormais
Dors en paix
Toi qui fut le héros de l'histoire
interdite
Le passionné vainqueur d'une France endormie
Qui pourtant palpitait en suprême défi
Es-tu toujours présent parmi nous dans tes suites
Ce soir je pense à toi moi qui
avais vingt ans
Lorsque tu nous appris sans bien te rendre compte
Comment légende naît que plus tard on raconte
Telle qu'elle viendrait des profondeurs du vent

1940 - André a 20 ans |
Dans l'éternité,
Jean désormais
Dors en paix
Le foulard à ton cou pour masquer
la blessure
Est devenu fanion pour tous les jeunes qui
Avaient pris décision de se détruire si
Le combat orgueilleux passait sa démesure
Tant d'amis sont tombés ainsi en
cours de route
Amoindris saccagés fusillés sur des murs
Mais les années ont fui et je ne suis plus sûr
De l'accent de leurs voix quand ma mémoire écoute
Dans l'éternité, Jean désormais
Dors en paix
Dors en paix survivant à tes
propres brûlures
Jean Moulin éternel parmi nous les mortels
Et que dans nos brouillards parfois ton bout de ciel
Passe exalter nos coeurs malgré les déchirures
Dans l'éternité, Jean désormais
Dors en paix
Dans l'éternité, Jean désormais
Dors en paix



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