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Jean Claude ECUER
(Saône & Loire)

Je m’appelle Jean
Claude ECUER, j’ai 54 ans et c’est avec plaisir que je vous relate quelques
souvenirs concernant
ANDRE VERCHUREN.
En 1960, André
anime un bal à Varennes Saint Sauveur, petite localité de Saône et Loire.
J’avais 11 ans et
mes parents qui adoraient l’accordéon décident d’aller au bal et de m’y
amener.
Voir ANDRE VERCHUREN sur scène était pour moi une grande joie.
André était déjà très populaire en Bresse et Revermont.
Lorsque nous
sommes arrivés au bal, il était 21 Heures. J’indiquais à mes parents que
j’allais près de la scène.
Vers 22 Heures, André fait son entrée. Je suis figé, quel dynamisme, il
enchaîne les morceaux avec une facilité déconcertante.
C’est lui le patron, le chef d’orchestre, et un super animateur.
Je me souviens à
un moment donné très brièvement André à imité Fernand RAYNAUD.
Il y avait une dynamique sur scène, André tout de blanc vêtu et beau garçon
de surcroît avait beaucoup d’admiratrices,
certaines n’hésitant pas à me bousculer pour prendre ma place.
André a rayonné toute la soirée jusqu’à 5 heures du matin, impressionnant il
avait joué pendant 7 heures durant avec seulement quelques courtes pauses.
Plus tard, je lisais un article où André disait qu’il assimilait ses 7
heures de scène à une étape du Tour de France.
Le public était encore très nombreux à 5 heures du matin, reflet de sa
popularité.
Nous prenions le chemin du retour et le lendemain j’annonçais à mes parents:
« Je veux prendre des cours de musique et apprendre l’accordéon ».
Mon grand-père m’achetait mon premier accordéon, je pris des cours et après
une interruption de plusieurs années pour raisons professionnelles, j’ai eu
l’opportunité à 50 ans de reprendre mes cours et me faire ainsi plaisir.
MA GRANDE
RENCONTRE AVEC ANDRE.
Au mois de
juillet 2003, dans un journal j’apprenais qu’André se produisait le 26
octobre 2003 à 16 heures à PORCIEU
(petite localité située entre BOURGOIN et LYON)
Je retiens deux
places immédiatement près de la scène pour le dimanche à 16 heures.

Le grand jour arrive et je prends la précaution d’emmener mon appareil
photo.
Mon désir de
rencontrer André se fait de plus en plus grand et à 17 heures,
il arrive sur la scène sous des tonnerres d’applaudissements.
43 ans après je le revois sur scène, les larmes me montent aux yeux.
Toujours aussi "Impérial", il interprète ses morceaux avec un
professionnalisme hors du commun à plus de 80 ans.
J’observe les gens, ils le regardent avec beaucoup d’admiration, j’observe
également André VERCHUREN junior qui était aux jeux de lumières, il
paraissait très touché par le respect du public pour son père.
Quelques heures
après, je me décide timidement à pénétrer dans la loge de mon idole.
Il est là, assis entrain de se désaltérer, il m’accueille un peu surpris
mais avec beaucoup de gentillesse.
Ce fut pour moi
un grand moment, j’ai eu le temps avant qu’il ne remonte sur scène de lui
relater rapidement
ce que je ressens pour lui. Il s’est montré très ému. Il accepte que l’on
nous photographie.
J’ai découvert un homme d’une grande gentillesse et d’une simplicité
exemplaire.
Pour
terminer, je dirai qu’André VERCHUREN est inimitable, incomparable.
IL s’est démarqué par son style, ses variations, sa virtuosité et quand on
pense qu’il à connu la déportation,
qu’il a souffert et beaucoup travaillé pour revenir à son meilleur niveau :
« Il mérite le
plus grand respect »
Jean Claude


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