Joël RIGOUT
Jai commencé lAccordéon à lâge de 6 ans, légèrement influencé par mes parents. Je reconnais aujourdhui que si je pratique toujours cet instrument, cest grâce à celui qui allait devenir mon idole. Je pense que le déclic sest fait en 1967. Cette année là, GUY LUX avait fait lors de son Palmarès des Chansons un grand prix « ANDRE VERCHUREN ». Je me souviens avoir vu cette émission avec la prestation formidable dAndré. A cette époque, cétait le play boy et roi incontesté de lAccordéon. En plus de sa virtuosité inégalable, jai été fasciné par sa façon de jouer, de danser, de manier son instrument. A partir de ce moment là, jai commencé à collectionner tout ce qui le concernait. Mais Cest en 1970 que ma grande passion pour lui à commencé. En effet, cette année est celle de ma première rencontre avec celui que je considérais comme un Dieu. Il était venu animer un gala à Auxerre et il y avait un monde fou. Le grand succès dalors, le chou chou de mon cur était sur toutes les lèvres. Cest tout intimidé quà lentracte ma mère memmenait faire dédicacer un vinyle. Mon dieu, cétait bien lui, tout de blanc vêtu et au moment ou je lai embrassé, le monde aurait pu se retourner, je naurais rien vu. Je noublierai jamais ce moment. Mon véritable premier contact date de 1977. Pendant lentracte, muni dun petit accordéon, je me mets à jouer une très jolie valse de sa composition « Lhomme aux doigts dor ». Là André interrompt ses dédicaces et vient mécouter religieusement. Envahi par le tract, je termine de jouer cette valse. La dernière note achevée, il vient vivement me féliciter et me demande si je veux aller jouer un morceau avec son orchestre. Je navais pas le droit de me dégonfler. IL mannonce sur scène et cest heureux et fier quavec les musiciens jentame Le Roi de lArène accompagné par Louis Fays à la Guitare, Llaurens à la batterie, Eraldo au chant et trombone, Michel Barouille à la trompette, sous les regards complices dArabelle sa chanteuse et de Monique et Nathalie, ses danseuses. Javais limpression de vivre un véritable conte de fée. André arrive avec son accordéon et nous commençons à interpréter ses célèbres Fiancés dAuvergne. A la fin du gala, André ma demandé de rester et je dois dire que là à commencé une amitié qui na cessé de grandir. Depuis, je lai revu des centaines de fois. A chaque rencontre, cest une joie, un bonheur intense. Ce bonheur est partagé car je sais quAndré a beaucoup daffection pour moi et il me le prouve à chaque rencontre. Dailleurs, à la fin de chaque gala, nous adorons nous retrouver et les années passant, je le considère comme un deuxième père. Ne ma-t-il pas souvent avoué Jaurai aimé avoir un fils comme toi ». Il ne me considère pas comme un simple fan, mais comme un ami véritable, un ami vrai et sincère. Et depuis tout ce
temps, je collectionne tout sur lui : disques, photos, affiches, partitions. Je
possède des milliers de documents le concernant. Jai dailleurs créé chez
moi un petit musée André Verchuren. Il ma promis de venir le voir. Ne pourrais je avoir meilleure récompense.
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