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Dimanche après-midi, les amoureux des bals musette, les nostalgiques
du « Robinson » et tous les inconditionnels des deux stars invitées
pour le bal de la Saint-Valentin se sont pressés dans la salle des
fêtes. Ils étaient près de 700 à s'y retrouver pour danser au son des
accordéons de Louis Corchia et du légendaire André Verchuren.
En début d'après-midi, la
salle avait été chauffée par l'orchestre de Jean-Paul Albert et par la
visite surprise de Miss Aquitaine, la Périgourdine, Aurélie Zengerlin.
Puis Louis Corchia, le roi du tango, montait sur scène, tandis que les
organisateurs apposaient en hâte des affiches « complet » sur les
portes de la salle.
Sur les 70 m2 de piste de
danse prise d'assaut, il ne fallait pas donner trop d'ampleur à son
pas de danse et c'est à même le sol que beaucoup d'inconditionnels ont
finalement préféré danser.
Toujours la même passion
Enfin, arrivait celui qui,
pour beaucoup, ravive tous les meilleurs souvenirs de bals guinguette
: André Verchuren, soixante-cinq ans de carrière, 70 millions de
disques vendus et, à 89 ans, toujours cette même étincelle dans le
regard, ces mêmes mains magiques qui virevoltent sur son « bijou ».
En réservant leur place,
beaucoup de danseurs avaient demandé à l'artiste de jouer tel ou tel
morceau de son vaste répertoire et c'est avec un plaisir non dissimulé
qu'André Verchuren s'est exécuté. Ce qui devait continuer à être un
bal s'est presque transformé en concert, les danseurs préférant
regarder jouer leur artiste. André Verchuren enchaînait alors les
morceaux qui furent ses plus grands succès tout au long de sa carrière
: « Tu es le chouchou de mon coeur », « Au Plaisir des bois », «
Perles de rosaces », « Le Tango nous invite ».
Il y a quelque temps déjà,
André Verchuren avait publié « Mon accordéon et moi », un livre dans
lequel il jetait un regard passionné sur sa carrière. Son accordéon et
lui y ont encore rajouté dimanche une belle page, pleine de vie et
toujours animée de la même passion. Chapeau l'artiste !
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